mardi 21 mai 2013

Le Sénégal, première étape de la tournée d'Obama

Le président des Etats-Unis d'Amérique Barack Obama entame à partir du 26 juin une tournée africaine qui va démarrer Sénégal, a annoncé la Maison Blanche lundi dans un communiqué. Pour sa grande première tournée africaine depuis 2008, Barack Obama se rendra, en compagnie de son épouse, successivement au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie.
Selon la Maison Blanche, ''le président insistera sur l'importance que les États-Unis accordent à nos liens en plein développement avec les pays d'Afrique subsaharienne''.
  La même source évoque également la nécessité ''d'étendre la croissance économique, l'investissement et le commerce, de renforcer les institutions démocratiques, et d'investir dans une nouvelle génération de dirigeants africains''.
  Dans un communiqué publié mardi par son porte-parole, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall s’est réjoui de l’annonce de cette visite, après celle qu’il a effectuée le 28 mars 2013 à Washington.
‘’Le Sénégal et les Etats-Unis d’Amérique entretiennent une solide relation d’amitié et de coopération, fondée sur des valeurs partagées de paix, de démocratie et de respect des droits de l’Homme’’, mentionne la même source.
  Elle ajoute : ‘’Cette visite du Président OBama traduit la volonté commune des deux chefs d’Etat d’œuvrer ensemble au renforcement de ces relations privilégiées, dans un esprit de partenariat confiant et solidaire’’.
Barack Obama s'était rendu en 2009 au Ghana où il avait prononcé des messages dont certains termes étaient restés célèbres. "L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes", avait-il ainsi déclaré. "L'avenir de l'Afrique appartient aux Africains", avait également indiqué le président américain.
  Le 1er août 2012, l'ex-secrétaire d’'Etat américaine Hillary Clinton, en visite au Sénégal, avait rendu un hommage à la démocratie sénégalaise et aux acteurs de sa consolidation que sont, à son avis, les femmes et les jeunes, avant de rappeler les liens existant entre démocratie et développement.
  Hillary Clinton avait fait le lien entre démocratie et développement, avant de rappeler, dans un discours prononcé à l'université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, les quatre piliers de la stratégie de la diplomatie américaine au Sénégal et en Afrique : "Renforcer les institutions démocratiques, stimuler la croissance, faire avancer la paix et la sécurité, promouvoir les possibilités et le développement".

dakaractu.com

Sénégal : retour sur la mort d'Omar Blondin Diop, le Normalien subversif qui défiait Senghor

Par Mehdi Ba, à Dakar
Intellectuel brillant sorti de Normale sup’, le Sénégalais Omar Blondin Diop fut une figure emblématique du mouvement contestataire post-soixante-huitard qui défia le président Léopold Sédar Senghor. Quarante ans après sa disparition controversée dans une prison sénégalaise, sa famille vient de lui rendre hommage à Dakar et entend faire rouvrir l'enquête sur les circonstances de son décès.
Quatre décennies après sa mort tragique dans des circonstances jamais élucidées, sa photo trône aujourd'hui dans la salle du musée historique de l'île de Gorée, qui fut à l'époque, lorsque le Fort d'Estrées servait de prison civile pour les détenus récalcitrants, sa cellule mortuaire. Omar Blondin Diop avait 26 ans lorsque l'administration pénitentiaire sénégalaise annonça son suicide par pendaison dans la nuit du 10 au 11 mai 1973.
Le parcours de ce jeune Normalien subversif promis à un brillant avenir éclaire un pan méconnu de l'histoire sénégalaise post-indépendance. Au lendemain de l'ébullition soixante-huitarde, qui lui avait fait côtoyer Daniel Cohn-Bendit à Nanterre, Omar Blondin Diop joua une part active dans les années de braise qui allaient voir de jeunes intellectuels sénégalais idéalistes, pétris d'influences panafricanistes et maoïstes, affronter – en recourant parfois à l'action violente – le régime francophile du président-poète Léopold Sédar Senghor.
Porte-parole de la famille, le Dr Dialo Diop, médecin biologiste aujourd'hui âgé de 62 ans, a partagé la cause de son frère aîné, subissant comme lui l'incarcération et la torture. Il revient sur le parcours tumultueux de cet « esprit libre » dont la mort prématurée entraînera la libération de tous les prisonniers politiques alors détenus au Sénégal.
Pourquoi avoir attendu le quarantième anniversaire de la mort de votre frère aîné pour lui rendre cet hommage ?
Dr Dialo Diop : La Charte du Mandé, qui date du XIIIe siècle, affirme que « les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités ». Le mensonge d'État portant sur la mort tragique de notre frère Omar ne pouvait devenir une vérité définitive, d'où ce devoir de soulever la question avant l'échéance fatidique. Cela s'est fait dans le cadre d'un forum de témoignages qui s'est tenu sur le campus de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad), à Dakar, à la veille de la date anniversaire de sa mort. Le lendemain, une plaque commémorative a été inaugurée dans son ancienne cellule, sur l'île de Gorée.
De quel mensonge parlez-vous ?
Celui qui a consisté à faire passer les violences physique qu'il a subies pour un suicide. C'est cela que nous qualifions de mensonge d'État. Placé au quartier disciplinaire, Omar avait droit à une promenade quotidienne de quinze minutes. Ce jour-là, le gardien lui a demandé de rentrer avant la fin de ce quart d'heure, ce qu'il a refusé. Trois « matons » lui sont tombés dessus et un coup de matraque l'a touché à la région bulbaire. La main courante rédigée ce jour-là par l'infirmier, chef de poste de l'île de Gorée, préconisait l'évacuation immédiate d'Omar vers le pavillon spécial de l'hôpital Le Dantec. Mais les personnels pénitentiaires ont paniqué et organisé la mise en scène de sa pendaison avec un drap. La version officielle prétend qu'il était drogué et que son sevrage forcé l'a amené à mettre fin à ses jours dans sa cellule.
Qu'est-ce qui lui était reproché ?
La condamnation d'Omar est liée à la mienne. Le 15 janvier 1971, avec plusieurs camarades, nous avions incendié le Centre culturel français de Dakar et le ministère des Travaux publics. Nous protestions contre les travaux d'aménagement de la capitale en prévision de ce que nous appelions « la tournée du suzerain Pompidou auprès de ses vassaux africains ». Le 3 février, jour de l'arrivée du président français, nous avons par ailleurs tenté de lancer des cocktails Molotov sur le cortège officiel. Nous appartenions à un groupe anti-hiérarchique et antiautoritaire qui se réclamait à la fois des Black Panthers et des Tupamaros uruguayens. Nous étions complètement immatures politiquement : j'avais 19 ans et le plus âgé du groupe en avait 25. Nous en avons payé le prix. J'ai été condamné aux travaux forcés à perpétuité. En prison, j'ai été torturé à l'électricité sur les instructions d'un assistant technique français de la police, ancien d'Algérie.
En quoi cette condamnation fut-elle à l'origine de celle d'Omar ?
Scandalisés par la disproportion du verdict, lui et ses camarades ont tenté d'organiser notre évasion. Depuis le Mali, ils ont pris contact avec moi, mais je les en ai dissuadés. C'était un risque inutile, la prison étant une passoire. Je leur ai donc suggéré de m'envoyer de l'argent pour l'opération et de nous attendre en Guinée. Mais à la veille d'une visite officielle de Léopold Sédar Senghor, le régime malien a procédé à l'arrestation de tous les réfugiés politiques sénégalais en exil à Bamako. Dans la poche d'Omar, ils ont trouvé ma lettre, ce qui lui a été fatal. Lui et ses camarades ont été extradés vers le Sénégal. Condamné à 3 ans de prison en mars 1972, Omar a pris ma place à Gorée ; quant à moi, j'ai été déporté à Kedougou, où étaient déjà détenus l'ancien premier ministre Mamadou Dia et son ministre Valdiodio Ndiaye.
Quels fondements idéologiques vous ont fait opter pour l'action violente face au président Senghor ?
Ceux du panafricanisme. Nous étions au début des années 1970 et une bonne partie du continent était toujours sous la botte du colonialisme direct ou de régimes fantoches liés à l'ancienne métropole. Or, de la Guinée Bissau à l'Angola en passant par le Mozambique, le gouvernement sénégalais soutenait la tutelle coloniale au détriment des mouvements de libération. Avec d'autres régimes du pré-carré français, le Sénégal a soutenu le renversement de Modibo Keïta au Mali, l'isolement de Sekou Touré en Guinée, l'assassinat d'Olympio au Togo, la guerre contre l'UPC au Cameroun, tout en prônant le dialogue avec le régime sud-africain ou en s'opposant aux sanctions contre la Rhodésie.
Les circonstances de sa mort ont-elles fait l'objet d'une plainte à l'époque ?
Mon père a porté plainte pour homicide auprès du doyen des juges d'instruction. Le magistrat a pu consulter la main courante faisant état de la demande d'évacuation d'Omar et il a inculpé trois policiers. Dans la semaine qui a suivi, il a été relevé de ses fonctions et son remplaçant s'est empressé de rendre un non-lieu général. Finalement, c'est notre père qui sera la seule personne condamnée dans cette affaire, pour propagation de fausses nouvelles.
Nous venons de saisir la justice sénégalaise d'une demande de réouverture du dossier pour faits nouveaux. Le combat que nous menons est un combat de principe contre l'impunité, qui est une incitation à la récidive. Il est de notre devoir de faire la lumière sur ce drame. Nous le devons à nos parents aujourd'hui disparus et à la mémoire de notre frère.
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Propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba
Jeuneafrique.com

lundi 29 avril 2013

Allusions aux critiques du leader de Rewmi: Macky cherche à banaliser Idy

(Le Quotidien (Sn) 29/04/2013)
La polémique a été reportée à une date ultérieure. Malgré la persistance des attaques de Idrissa Seck sur sa gestion des affaires publiques depuis un an, Macky Sall a préféré se concentrer exclusivement sur ses charges présidentielles ajoutées aux urgences nationales.

On s’attendait à une réponse du chef de l’Etat à Idrissa Seck très critique sur sa gestion du pays. Le président de la République a indiqué samedi au cours du lancement du mouvement Horizons 2020 de Moustapha Cissé Lô, ne pas voir la nécessité de réagir aux propos de Idrissa Seck. En dépit de ces attaques de plus en plus directes et personnalisées, Macky Sall refuse «de s’aventurer sur le terrain de la polémique».
«Répondre à quoi et à qui ?», s’est demandé le chef de l’Etat. Ce qui évite une nouvelle escalade verbale entre les deux personnalités qui sont loin d’être de loyaux partenaires. Pour lui, les difficultés actuelles restent la satisfaction des difficultés sénégalaises : «J’ai fort à faire avec les problèmes et autres difficultés qui tiraillent quotidiennement les Sénégalais.»
Pour lui, les urgences sont ailleurs. Elles sont dans la recherche de solutions concrètes et durables aux problèmes de santé, d’éducation, de production auxquels sont confrontées les masses laborieuses. Macky Sall ajoute que la politique a une finalité et qu’elle ne consiste pas à des invectives mais plutôt à la recherche de solutions aux problèmes des populations.
«C’est ce à quoi j’invite chacun d’entre vous», lance-t-il à l’assistance qui s’est fortement mobilisée pour lui offrir un accueil populaire. «Ce n’est pas la politique politicienne qui fera avancer ce pays. Chacun, dans son domaine d’activité précis, doit travailler à améliorer son quotidien», dit-il. «Je ne suis pas dans la polémique. Celui qui m’attends sur ce terrain ne m’y trouvera pas», précise-t-il. Il renchérit pour dégonfler ses militants qui s’attendaient sans doute à une attaque contre l’ex-Premier ministre : «Je travaille, j’exécute des chantiers. C’est déjà assez suffisant comme sujet des préoccupations.»
Récemment le président de Rewmi avait nommément accusé le chef de l’Etat d’être l’unique responsable de la léthargie de la coalition Benno bokk yaakaar. Devant des militants à Paris, il a laissé entendre que si Bby ne marche pas, c’est la faute à Macky Sall. Sur tous ces sujets, l’ancien maire de Fatick a choisi de prendre la hauteur.
Entre plusieurs précisions, il a réitéré ses engagements de réduire le mandat présidentiel à cinq ans. Se tournant vers Cissé Lô qui l’avait de nouveau interpellé, il lance : «C’est 5 ans et rien d’autre que ça. Je tiens au respect de la parole donnée.»

par Abdoulaye FALL

© Copyright Le Quotidien (Sn)

PRIX DES DENREES ET COUT DE LA VIE: Ibrahima Sène prend le contrepied de Niasse et s'explique

(Sud Quotidien 29/04/2013)
En marge d'une conférence sur le thème « Situation politique nationale : Enjeux et Urgences» organisée par la fédération départementale Parti de l'Indépendance et du travail (Pit) à Rufisque, Ibrahima Sène est revenu sur l'aveu de Moustapha Niasse quant à « l'impuissance de l'Etat face à la cherté des denrées de première nécessité ».

Il a dégagé des pistes de solutions relatives à la subvention du prix du riz et à l'homologation du prix de certaines denrées comme l'huile et le lait.
De prime abord, le chargé des questions économiques du PIT a d’abord tenu à préciser que le Président de l’Assemblée nationale n’avait fait qu’exprimer son opinion qui ne peut en aucune façon être celle du gouvernement, encore moins celle du président de la République. « D’abord il a dit son opinion, c’est pas lui qui définit la politique de l’Etat, ce n’est pas le gouvernement ni Macky Sall qui le disent, c’est son opinion que je respecte du reste», a-t-il expliqué.
Dans le même ordre d’idées, il ajoute que le rapport qu’on tente d’établir entre l’augmentation de la production du riz et la baisse de son prix n’est pas aussi évident qu’il y parait. « Produire du riz ne veut pas dire que le prix du riz va baisser, ensuite compter sur la production du riz pour faire baisser son prix, ce n’est pas demain la veille que le Sénégal sera autosuffisant en riz », fera-t-il observer. Pour M. Sène, « il n’est même pas évident que s’il est autosuffisant en riz, les prix vont baisser ». Cependant, a-t-il poursuivi, « je pense fondamentalement que le prix du riz peut baisser si on a une politique appropriée de subvention. Evidement la banque mondiale et le Fmi ont en horreur les subventions, mais eux ne sont pas des sénégalais. Les Sénégalais savent que les denrées les plus essentielles à leur vie tels l’huile, le sucre, le riz, le lait sont chères ces prix en 2012 sont significativement supérieurs à ceux qui étaient en 2011. »
Prenant l’exemple du lait, le chargé des questions économiques du PIT estime qu’il a connu une hausse de 10,8% alors qu’il était à 3,7% en 2011, le riz de même qui connait une hausse de 6,9% alors qu’en 2011 il était 2,5%. Donc les prix sont élevés et les Sénégalais ne vont pas continuer à accepter de voir les prix des denrées les plus essentielles poursuivre leur hausse, a-t-il averti.
A son avis, « pour le lait et l’huile, le gouvernement peut bien homologuer les prix et obliger en ce moment là, les acteurs de la filière laitière et la Suneor à modérer les prix, comme il l’a fait avec le lait. Sa loi sur le commerce intérieur et les prix de l’intérieur lui permet de le faire. Et, concernant le riz, il faut nécessairement une politique de subvention. Cette politique de subvention veut dire des recettes au niveau du Budget, et je reste convaincu que ces recettes peuvent être obtenues si on réduit encore davantage le train de vie de l’Etat. »
Car nonobstant les 40 milliards obtenus en 2012 sur la réduction de certaines dépenses, M. Sène estime qu’il y a encore des niches susceptibles de procurer des économies qui pourront être consacrées à la subvention du riz et faire face la Banque mondiale et au Fmi. C’est pourquoi, il estime que le gouvernement a besoin d’un soutien populaire plutôt que d’être fragilisé par des considérations autres.
Par rapport à l’emploi des jeunes, le conférencier ne partage pas l’avis de ceux qui disent que l’Etat du Sénégal ne peut plus recruter. Il fait remarquer qu’en 2012, la masse salariale représentait 34,7% des recettes fiscales, un pourcentage légèrement inférieur à la norme de 35% autorisés par L’UEMOA. Mais, à l’en croire, le Sénégal peut, comme d’ailleurs « le PIT y tient, revoir sa politique de rémunération des agents de l’Etat. Il y a des salaires et des avantages exorbitants qui ne se justifient pas. Le gouvernement du Sénégal devrait s’atteler à cela et en ce moment recruter beaucoup plus de médecins, d’infirmiers, d’enseignants, brefs de cadres de l’administration. Et, cela sans remettre en cause les acquis sociaux des classes moyennes».

Daouda GUEYE

© Copyright Sud Quotidien

EL HADJI MALICK GAKOU SORT DE SON MUTISME: « Je travaille à faire de l'Afp le plus grand parti du Sénégal»

(Sud Quotidien 29/04/2013)
L'ex ministre du Commerce, démissionnaire de son poste, sort de son mutisme après plusieurs mois de silence. El Hadji Malick Gakou présidait le lancement du mouvement dénommé « Synergie Guediawaye Bon Lieu ». Au cours de la rencontre, l'ex-ministre et non moins numéro 2 de Moustapha Niasse a indiqué qu'il travaillait à faire de l'Afp le plus grand parti politique du Sénégal.

Depuis sa démission surprise du gouvernement qui a fait couler beaucoup d’encre dans l’échiquier politique ,Le numéro 2 de l’ Alliance des forces de progrès El Hadji Malick Gakou multiplie, sans tambour ni trompette, ses visites politiques dans Guédiawaye et dans les régions du Sénégal. Venu présider le lancement d’un nouveau mouvement a Guédiawaye, l’ex ministre s’est expliqué sur ses ambitions politiques à la tête de la mairie de sa localité avec les élections locales qui se pointent à l’horizon.
Le chef en second des «Progressistes» a tenu à préciser : «je n ai pas d’ambition personnelle dans ma vie ,la seule ambition que je partage d’ailleurs avec les populations de ma ville , c’est celle de servir les populations de cette ville où j ai grandi, où j ai tout eu, ces populations qui me portent une affection indéfectible. Aujourd’hui, le grand combat que je mène est que la ville de Guédiawaye soit reconnue, que ces habitants vivent en harmonie avec les principes et les bases du développement économique et social».
Se prononçant sur son mutisme depuis sa démission du gouvernement, El Hadji Malick Gakou indique : «Même aujourd’hui on ne m’entend pas, je suis obligé de vous parler parce que vous êtes mes frères, mais aujourd’hui je parle mais vous ne m’entendez pas», ironise ce dernier. Sur la vie politique de son parti, le numéro 2 des «Progressistes» rassure : «le parti se porte à merveille.
L’Afp a des ambitions très claires ,c’est de devenir le premier parti politique du Sénégal, nous y travaillons. Hier, j’étais à Mbour invité par la convention des jeunes de Mbour. L’afp est en train de porter les segments d’un parti politique qui ambitionne de devenir le 1er plus grand parti politique du Sénégal. Dans les mois et années à venir, vous allez constater de vous-même. Weddi guis bokk ci», a lancé ce dernier en wolof.

Moussa THIAM
© Copyright Sud Quotidien


LA PREMIÈRE DAME, SES RÉSEAUX ET SON INFLUENCE…: La face cachée de Marème Faye Sall

(Nettali 29/04/2013)
Plus d’un an après l’accession de Macky Sall à la tête de la magistrature suprême, les critiques ne fusent pas seulement contre celui que les sénégalais ont porté à la tête de la magistrature suprême, un certain 25 mars 2012. Des attaques ciblées contre la première Dame Marième Faye Sall à qui l’on reproche de placer dans des postes stratégiques de l’État ses parents et proches.

EnQuête a essayé d’en savoir plus, pour faire le point entre la réalité et le construit dans ces critiques contre une femme qui dérange certains cercles politiques. Une immersion dans la vie de Marième Faye Sall, surtout durant la période de la traversée de désert, explique bien sa position stratégique, enviée, mais bien inconfortable...
C’ est un de ses proches qui tient ces propos surannés : “N’importe où au Sénégal, dans le coin le plus reculé, quand on nomme un sous-préfet, s’il a pour nom de famille Faye, la vindicte populaire ne se demandera pas s’il est un cadre méritant et s’il est compétent. Son nom de famille suffira pour le faire condamner. On dira que c’est le frère de la Première Dame. J’en ai déjà compté une centaine et la liste s’allonge tous les jours. A ce rythme, ils ont bien raison de parler de dynastie. Il y a sans doute des malhonnêtes qui seraient heureux de compter parmi “les frères” de la première Dame.”
La remarque, pour fâcheuse qu’elle soit, rend compte de l’irritation sur la peau de ses proches que causent, désormais, les commentaires qui portent sur Marème Faye, l’épouse du président Macky Sall. La jeune Marie Thérèse Faye est nommée à la tête de La Case des toutpetits, les « revueurs » de presse s’emballent au petit matin, soulignant que la première Dame est à la base de cette promotion de sa soeur cadette.
Tamsir Faye, un responsable des jeunes de l’Apr de Paris devient Consul à Marseille après une bonne année d’attente, les compteurs se mettent encore en marche, pour dénombrer et dénoncer le fait que l’épouse de Macky Sall ne se gêne pas à caser “son frère”. Quand les proches du président de la République s’en indignent et s’en plaignent, les “revueurs” de presse, qui agrémentent leurs lectures de vertes petites tirades pimentées, ont déjà porté la nouvelle jusqu’au coin le plus reculé du pays, suscitant les indignations et les hoquets de leurs auditeurs qui s’épouvantent quand ils ont l’oreille collée au transistor pour écouter leur star les nourrir de ses nouvelles matinales.
Le dernier en date est un autre “frère”, Mahwa Faye, nommé au Conseil économique, social et environnemental, en même temps que M. Amadou “Thimbo”, le nom qu’il ne faudrait plus porter, quand on ne veut pas se faire accuser de “parent” du président Macky Sall. Le premier n’a aucun lien de parenté avec la première dame, le second n’est parent du président que de nom. Ce que les détracteurs de la première dame aiment le plus à souligner pour s’indigner goulument et allonger leur liste des “membres de la dynastie”.
Les Timbo ont beau faire les démentis nécessaires, assurer qu’il ne s’agit que d’une ressemblance de nom, il en restera toujours un brin de vérité pour alimenter les ragots du lendemain. Le nouveau conseiller économique de Kaolack “frère” médiatique de la première Dame s’en plaindra et dira même qu’il est le père d’un journaliste bien connu. Il n’arrivera jamais à réveiller le brin de regret qu’il attend des “amis” de son fils.
C’est trop beau pour que telle histoire puisse être fausse. Si ce n’est pas un frère, c’est peut-être un cousin, susurrent-ils, confiants. La vérité est qu’aucune de ces personnes citées n’a le moindre lien de parenté avec Marème Faye ou Macky Sall. Thimbo n’est pas l’oncle de Macky Sall, comme Sara Sall, présent sur la liste, n’est pas son frère. Mais un homme est-il nommé Pca le lendemain qu’il se voit rappeler par les historiens en paille qu’il a été “tailleur” de Marème Faye ?
Son militantisme dans l’Apr, ses faits d’armes, sa fidélité à son parti parti, il se les fait ranger dans les pelotes et les bobines de sa machine à coudre. La première Dame fait mine de ne pas s’en faire, mais son dédain ne fait que nourrir la conviction des commentateurs, assurés que s’il n’y a pas de démenti, ce n’est point par mépris, mais que “quelque chose doit être vrai, dans tout cela”.
Combattante de l’Apr
Les critiques fusent, mais il y a une période, difficile celle-là, de souffrances et de privations, pendant laquelle cette femme, au teint d’ébène, à la fois affable et distante que Macky Sall a rencontrée à Diourbel alors qu’il rendait visite à son ami Mamadou Talla, aurait bien souhaité compter autant d’amis et de parents. Ils ont commencé à la fréquenter quand le mari, cadre-opposant devenu ministre, puis Premier ministre, pouvait aider à ouvrir quelques portes fermées.
Les “parents” ont commencé à redevenir rares quand Macky Sall est redevenu infréquentable, bouté dehors par Wade. C’est pourtant à ce moment que Marème Faye fait preuve d’une loyauté et d’une abnégation qui suscite l’admiration de son époux. Elle l’épaule, l’aide à franchir le cap difficile.
C’est elle qui refuse toute rencontre avec les Wade. Quand Macky Sall doit aller rencontrer le président Abdoulaye Wade qui lui réclamait sa démission, c’est elle qui va faire des exercices avec le mari, en présence de quelques fidèles médusés. “Elle lui disait bon, je suis le président Wade. Tu réponds, si je te dis Macky, je veux que tu démissionnes, quelle va être ta réponse ?” Le mari répondait laborieusement, jusqu’à la satisfaction générale. “Tu vas te battre comme tout le monde, ceux qui sont en train de se battre ne sont pas plus dignes que toi. Dieu est grand. Tu ne peux pas t’être battu pour le faire élire et qu’après, tu sois sacrifié pour son fils”, lui dit-elle quand l’idée vient à certains membres du cercle de renouer avec le “père” Wade.
Ce dernier finira par les punir sévèrement en leur retirant le passeport diplomatique. “A chaque fois qu’ils voyageaient, Marème Faye tenait ses bagages dans ses mains, pour lui éviter la honte, en lui disant : je ne te laisserai jamais déshonoré par ces gens”, témoigne un témoin de la traversée de désert. C’est à ce momentlà que les liens se renforcent, dans une relation qui n’a pas toujours été sans heurts. Marième Faye a dû se bagarrer rageusement pour garder son mari, contre l’avis d’une partie de sa belle-famille qui voyait mal qu’un toucouleur n’épousât pas une autre toucouleur comme lui, mais une sérère.
“C’est en ce temps qu’elle forge sa personnalité, sa force et surtout sa foi qu’elle porte encore en elle. Et pourtant, elle venait d’une famille très aisée, comparée à celle du président de la République. Mais le problème ethnique était là, qui deviendra pourtant le grand avantage de Macky Sall, celui de sa double appartenance. S’il avait épousé une toucouleur comme lui, ceux qui l’ont accusé d’être ethniciste auraient sans doute eu du grain à moudre”
Ces questions aujourd’hui dépassées, le président de la République a toujours compris le parti qu’il pouvait tirer d’une femme aussi loyale, celle qui l’a accompagné pendant tout son parcours. Une rareté en politique, où le divorce et le remariage sont la règle. Macky Sall s’est toujours appuyé sur son épouse et a toujours compté sur son instinct. Alors que son fort est surtout dans la mise en réseau. “Sans elle, le parti aurait sans doute explosé, parce qu’elle trouvait toujours de renouer les liens défaits entre son parti et certains de ses grands souteneurs et amis”, se souvient un ancien cadre entré en disgrâce. C’est sans doute ce qui lui est resté de son métier et de son parcours académique.
Beaucoup de gens voient son aspect négligé, alors qu’elle est bien structurée dans la tête.
Les amis de la famille vont même jusqu’à assurer que le palais pourrait bien se passer d’un électricien, tellement cette femme est compétente dans le domaine. Elle aurait terminé ingénieur, comme son mari, si le mariage ne représentait pas pour elle un impératif religieux bien plus important.
“On reproche à cette dame d’arrêter ce qu’elle a toujours fait pour faire d’un jeune cadre un président de la République. C’est elle qui l’a soutenu, pendant les moments difficiles, pendant la traversée du désert, parfois seuls. Il est arrivé que le moral tombe au plus bas, face aux épreuves, comme cette soirée pendant laquelle Macky Sall a été convoqué par la police. C’est elle qui allait dans les mosquées, demandait des prières pour son mari”, assure un jeune militant, “fils” de la famille. Marème Faye a été de tous les combats. Le 23 juin 2011, jour décisif, elle était en teeshirt, distribuant de l’eau et de la nourriture aux manifestants. Quand, pendant la campagne électorale, le président de la République est en panne d’argent, au point de rentrer à Dakar, c’est elle qui vend ses bijoux en or, les derniers bijoux qui lui restaient, pour tenir son mari dans la course à la présidentielle.
Le réseau d’amis
De tels sacrifices lui donnent une légitimité que peu de gens ont pu avoir dans l’Apr. “Tous, je dis bien tous, sont partis un jour, et sont revenus. Tous ont douté. Il n’y a qu’elle qui ne soit jamais partie. Elle n’avait pas le choix, elle était obligée d’épouser le destin de son mari. Elle nous avait dit : bon, s’il y a de mauvaises nouvelles, venez me dire. Quand il y en a de bonnes, dites à mon mari. C’est ainsi qu’elle a gardé le moral de son époux, pour l’épargner le doute qui ravageait les autres”.
Elle a acquis une telle place que l’analyste politique Souleymane Jules Diop a souligné, un jour, que “les Sénégalais, en élisant Macky Sall, élisent aussi son épouse, qui a autant contribué que lui dans son parcours politique. Comme les Américains, en élisant Barack Obama, ont aussi élu son épouse Michelle. Les grandes réussites des grands hommes politiques sont les réussites de leurs épouses, des Kennedy à Obama, en passant par les Clinton. Elles se sentent de ce fait une légitimité”. Une sortie suffisante pour susciter la polémique.
La première Dame abuse-t-elle de cette position privilégiée acquise par son combat militant ? A-t-elle, comme on le prétend, placé sa famille dans l’appareil d’Etat ? Peu probable, si l’on en croit les personnes désignées du doigt. Il est vrai que son beau-père Homère Seck a été nommé Pca, nomination qui, à l’évidence, dérange. Mais les défenseurs de la première Dame assurent que cette nomination est bien justifiable : “Homère avait été nommé par Wade, mais il avait été nommé Pca dans le quota de la Cdp d’Iba Der Thiam, où il était un grand responsable. Quand Macky Sall est tombé, Wade l’a limogé lui aussi. Il a adhéré à l’Apr où il a fondé le mouvement des personnes du troisième âge et est devenu responsable à Rufisque.
Il est bien normal qu’il retrouve au moins son poste de Pca d’avant. C’est son parcours qui le lui a donné, rien d’autre.” Ils citent le cas de Mansour Faye, autre frère promu à la Solidarité nationale. Sa nomination et sa position actuelle se justifient par son histoire personnelle, liée à la naissance de l’Apr. “Quand l’Apr a été créée, Macky Sall était peu fréquentable. Ce sont les parents de Marème Faye et quelques rares amis du président Sall qui se sont mis au premier plan pour implanter le parti dans l’ensemble du pays.
Mansour a vendu sa maison et ses deux terrains. Il a donné une partie de l’argent comme contribution à la campagne. Il est parmi les 33 personnes qui ont signé la déclaration de création de l’Apr. Aucun des ministres actuels n’était sur cette liste. A ce jour, il est le seul frère de Marème Faye qui a été nommé et il n’est même pas ministre”, soulignent des proches de la famille.
Ces vérités martelées n’empêchent pas la clameur d’enfler contre une dame qui n’est sans doute pas sans quelques défauts. C’est une passionnée qui aime marquer son territoire et défendre ses idées. Un peu trop, diraient certains, au point d’irriter. Elle peut se montrer irritante, parfois agaçante, quand elle veut défendre une conviction, asséner ses vérités quand elle en a et défendre âprement les intérêts de ses amis et combattre ses adversaires. Elle serait aussi très jalouse...
Mais loin de l’image que l’on veut donner d’elle, Marème Faye est d’une simplicité frappante et d’un humour touchant. Sa simplicité en a déjà fait une première Dame pas comme les autres. “Nous étions à Abuja. Elle était avec une garde nigériane. Elle lui a demandé son nom, elle lui a dit qu’elle s’appelait Marème. La première Dame a souri, en lui faisant remarquer qu’elles portaient le même prénom”, confie un journaliste ami de la famille. La garde en était tout de même choquée, pour avoir été rarement abordée avec autant de simplicité. Dans les couloirs, les gardes étaient toujours surpris de voir cette première Dame qui passe parfois pieds nus.
C’est elle, celle qui est peu bien traitée par les médias, qui aide son mari président à garder les pieds sur terre et la tête sur les épaules. De fait, Marème Faye n’a pas plus de pouvoirs qu’en avait Viviane Wade, qui avait des fonds politiques de plusieurs centaines de millions de francs et avait un cabinet avec sa pléthore de gardes du corps et de servantes. Elle n’en a pas plus qu’en avait Elisabeth Diouf, avec sa fondation et ses amis. Mais les Sénégalais doivent d’abord apprendre à vivre avec une première Dame comme eux, une Sénégalaise bon teint qui aime aller au marché sans être accompagnée. C’est peut-être ce qui les fait éructer en premier, au lieu de les rendre fiers.

Papy

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Campagne mondiale pour l’éducation: Dans les zones périphériques, il y a un déficit d’enseignants

(Le Soleil 29/04/2013)
Le lancement de la Campagne mondiale pour l’éducation (Cme) a servi de prétexte aux participants pour remettre sur la table l’insuffisance des enseignants, leur répartition inégale et inéquitable, mais aussi la non qualification de certains d’entre eux.
La Semaine mondiale d’action 2013 du secteur de l’éducation a été lancée au Centre de sauvegarde de Cambérène. Les participants ont planché sur le thème : « L’éducation de qualité pour tous, chaque enfant a besoin d’un enseignant ; des enseignants qualifiés pour tous ». D’emblée, le directeur du Centre de sauvegarde, M. Diaw a cité les contraintes à surmonter pour prétendre à la qualité. Pour lui, il faut relever le défi des grèves cycliques.
« Les enseignants ont tendance à défendre la liberté pédagogique. Une minorité d’entre eux est bloquée dans des a priori idéologiques. Nous les invitons à tenir en compte l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il noté.
Le coordonnateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), Cheikh Mbow, a indexé le déficit d’enseignants dans les zones périphériques. Cela pose, selon lui, des principes d’équité et de justice sociale. « Le lancement de la Semaine mondiale d’action sur l’éducation nous interpelle sur plusieurs questions : l’insuffisance ou le manque de formation des enseignants, le déficit d’encadrement de la part des corps de contrôle, d’enseignants dans certaines zones ou pour certaines disciplines, la nécessité d’un déploiement des enseignants plus équitable et plus incitatif », explique M. Mbow. Il s’est félicité de la mobilisation pour une reflexion sur la qualité.
Les différents intervenants ont insisté sur la formation initiale et continue obligatoire pour tous les enseignants avec des référentiels pertinents. « Si nous croyons réellement au principe de l’éducation pour tous, nous ne pouvons plus nous contenter des seuls progrès relatifs à l’accès. Nous devons investir sur les enseignants formés pour tous. L’enseignement est un métier et tout métier s’apprend », a déclaré Cheikh Mbow.
Les participants ont estimé qu’il faut près de 3 millions de nouveaux enseignants à l’Afrique pour atteindre l’objectif de l’enseignement primaire universel en 2015.

Idrissa SANE

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KEDOUGOU: Une bande armée dépouille des agents de Randgold et des voyageurs

(Sud Quotidien 29/04/2013)
Une équipe de géologues et leurs manœuvres ont passé jeudi dernier une journée très éprouvante Au retour d'une mission de reconnaissance géologique, et au moment de rallier la base de Kharakhéna, ils sont tombés sur une bande armée qui les a dépouillés d'une partie de leur matériel. Plus loin, vers Sayansoutou, le lendemain, la même bande s'est attaquée à de paisibles voyageurs dont certains seront molestés et blessés.
S’il ya une chose sur laquelle tous les habitants de la région naturelle du Sénégal oriental sont au moins d’accord, c’est que l’on sent l’absence de l’Etat dans la plupart des zones d’opérations minières, du moins sur le plan sécuritaire. Jeudi dernier, en plein jour, une bande de six individus armés d’AK 47 et de machettes, a fait irruption dans le secteur de Kharakhéna, un nouveau site d’orpaillage traditionnel en pleine expansion situé dans la communauté rurale de Bembou.
Les malfrats ont mis des abattis sur la piste reliant la base de la compagnie Randgold à l’un de ses sites de reconnaissance géologique. Ils ont sommé les membres de l’une des équipes (un chauffeur, deux géologues et deux manœuvres) de s’arrêter et de leur donner de l’argent, en tirant sur les pneus de leur véhicule. « Quand nous avions répondu que nous n’en avions pas, ils nous ont demandé de nous déshabiller afin qu’ils puissent procéder aux vérifications nécessaires. Quand ils ont trouvé de l’argent sur le chauffeur, ils l’ont roué de coups de machette et ont tout de suite subtilisé nos boussoles, GPS et téléphones portables. Ils ont subtilisé les GPS et les téléphones et tiré des coups de feu en l’air, en nous demandant de nous éloigner de là». Le chauffeur et l’un des géologues s’en tireront avec quelques blessures.
Ces bandits encagoulés, selon l’une des victimes, parleraient bambara et mossi. La base de Randgold située à Kharakhéna à notre passage vendredi, était désertée par les travailleurs de ladite compagnie. Exceptés le concierge et le jardinier, tous ont rejoint Kédougou pour récupérer de cette frayeur et se mettre à l’abri. Alertés, les pandores de la brigade de Saraya sont arrivés sur les lieux, ont fouillé les coins et recoins de Kharakhéna, mais c’était sans compter avec l’expertise des membres de ce gang qui ont vite quitté les lieux.
Le lendemain matin, vendredi, ils se sont signalés dans les villages maliens de Borolla et Farinkounda qui font face aux villages sénégalais de Sayansoutou et Worotokoti pour s’attaquer à des motocyclistes qu’ils dépouilleront de leurs biens, avant de prendre la clef des champs à l’intérieur du Sénégal. C’est la deuxième fois dans ce secteur en moins d’un mois car, les 29 et 30 mars derniers, ils y avaient procédé de la même manière. Les habitants de Worotokoti avaient réussi à saisir le sac d’un des assaillants dans lequel ils avaient trouvé des munitions.
Les populations exigent le renforcement du dispositif sécuritaire
Le chef de village de Kharakhéna, le président du conseil rural de Missira Sirimana, le directeur intérimaire de l’école de Kharakhéna, les nombreux orpailleurs qui commencent à s’installer dans la zone, tous invitent l’Etat à concevoir et mettre en œuvre une politique sécuritaire adéquate et suffisamment dissuasive. « Nous saluons les efforts des pandores de la brigade de Saraya qui sillonnent chaque jour la zone, mais cela s’avère insuffisant eu égard à l’étendue du secteur qui fait frontière avec la Guinée et le Mali.
Ces actes de grand banditisme deviennent monnaie courante ici, et personne ne dort du sommeil des justes car la contrée n’est pas encore couverte par le réseau Gsm », a expliqué Amath Sène, le chef de l’établissement scolaire du village. Sayba Keita, le fils du chef de village lui emboitera le pas pour implorer la puissance publique à implanter dans la zone un cantonnement militaire et à augmenter les postes de gendarmerie bien équipés. Personne ne comprend dans cette zone que les populations et les compagnies soient laissées à elles mêmes dans la mesure où les entreprises minières investissent énormément d’argent pour les besoins de l’exploration et des centaines et des centaines de millions de nos francs y circulent, le transport et le commerce se développent, le volume démographique augmente du fait de l’orpaillage traditionnel.
Pour rappel, dans la zone de Sambarabougou, le crâne d’un orpailleur qui détenait une quantité non négligeable d’or y avait été fracassé par des bandits qui avaient aussi mis à sac plusieurs équipements marchands du dit village. Malgré les opérations de sécurisation et d’assainissement de la gendarmerie, la peur peine à être installée dans le camp des malfrats.

Boubacar TAMBA

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jeudi 25 avril 2013

MARCHE DE SOUTIEN A KARIM WADE: le PDS veut-il se substituer à la Justice ?

(Le Pays 25/04/2013)
Protester contre l’arrestation de Karim Wade et contre la vie chère. Voilà les deux raisons pour lesquelles le PDS (Parti démocratique sénégalais) a battu le pavé le 23 avril dernier à Dakar. Vous avez dit cherté de la vie ? On croirait rêver. Le PDS, qui vient de quitter les affaires, n’est pas étranger à cette crise économique et financière qui étreint les Sénégalais.

En fait, plus qu’une revendication, il pourrait s’agir d’une stratégie pour se rallier d’autres groupes sociaux comme les syndicats et d’autres organisations de la société. Ce deuxième objectif, certes mobilisateur, ne peut cependant cacher le but numéro un de la marche : celui de donner un coup d’accélérateur à la politisation de l’affaire Karim Wade. Car, dès le premier jour où la Justice a commencé à fouiner dans la gestion de l’ex-ministre des Infrastructures, de la coopération internationale, des transports terrestres et de l’énergie, le PDS a crié à la chasse aux sorcières. Il est donc toujours dans cette logique, tout en montant d’un cran la forme de protestation.
Cette stratégie de la politisation à outrance d’un dossier judiciaire peut cependant s’avérer être un couteau à double tranchant. En jetant les projecteurs sur l’affaire Karim, le PDS oblige certes, la Justice à observer toute l’indépendance requise dans le traitement du dossier, et le pouvoir à faire preuve de neutralité. Mais le revers de cette option, c’est que le PDS pourrait se mettre à dos une bonne partie de l’opinion sénégalaise, qui veut que la lumière soit faite sur la gestion du fils du président Wade. Il donne aussi l’impression de vouloir, par la pression de la rue, intimider ou influencer le cours de la Justice. Enfin, venant d’un parti qui se dit démocratique, cette façon de réagir à une affaire judiciaire peut apparaître comme un déni du droit.
Or, depuis le début de la procédure, et sans être dans les arcanes de la Justice, on peut tout de même reconnaître à la Justice sénégalaise son impartialité. Elle fait preuve d’une volonté de transcender les passions et les querelles partisanes, pour ne dire que le droit. Le dossier, qui est d’une extrême délicatesse, ne saurait en effet souffrir d’une quelconque manipulation. Pour une fois qu’elle a l’occasion de se mettre en exergue, on n’ose pas imaginer que la Justice manquera ce rendez-vous avec l’histoire. En dehors de Idrissa Seck, qui a croupi en prison sous Wade dans les circonstances que l’on sait, Karim Wade est sans doute l’un des plus grands dignitaires que le Sénégal ait jamais jugés, pour des crimes économiques.
Le challenge est donc grand pour ce pays dont la réputation de vitrine de la démocratie en Afrique francophone est à nouveau en jeu. Autant le président Macky Sall et la Justice font preuve d’un courage rare sous nos cieux, en s’attaquant à un symbole tabou en Afrique, la prédation des biens publics, autant le PDS, par sa gesticulation, se trahit. Soit il a peur de la Justice vraie, soit il se reproche quelque chose. Autrement, il n’a pas besoin d’ameuter ses troupes pour marcher contre une procédure judiciaire. Etre démocrate et républicain, c’est aussi faire sien le proverbe latin « Dura lex, sed lex » (La loi est dure mais, c’est la loi).

Mahorou KANAZOE

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jeudi 4 avril 2013

53ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal : le programme de la cérémonie de prise d'armes

1249 militaires et civils vont défiler à pied devant le président de la République, Macky Sall, et diverses autres autorités pour commémorer l'anniversaire de l’accession, en 1960, du Sénégal à la souveraineté internationale. Le président de la République, note l’APS, est attendu ce jeudi à partir de 10 heures à la Place de l'Indépendance à Dakar la cérémonie de prise d'armes marquant la célébration de la fête nationale du Sénégal.
A rappeler que cette année, la fête de l’Indépendance sera célébrée sous le thème : "La contribution des Forces de défense et de sécurité dans la redynamisation de l’esprit civique".
La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) de confier à la même source que la mise en place des officiels et des invités prend fin à 8h25, et la cérémonie comportera un défilé militaire et paramilitaire et une remise de décorations, en présence des anciens combattants.
 
Mamadou Sakhir Ndiaye
pressafrik.com

Sénégal : Sindiély Wade poursuivie pour détournement de 400 millions de F CFA


Quelques jours après la mise en demeure de Karim Wade, fils de l’ancien président de la république sénégalaise, c’est autour de la fille, Sindiély, d’être poursuivie par la justice. Elle est accusée d’avoir détourné quatre cent millions de FCFA.
Quelques jours après la mise en demeure de Karim Wade, le 15 mars dernier pour une affaire de 694 milliards de FCFA (1 milliard d’euros), Sindiély Wade est aujourd’hui mise en cause par l’Inspection générale d’Etat pour une affaire de détournement d’un montant de 400 millions de FCFA (610.000 euros). C’est dans le cadre de l’organisation du Festival mondial des arts nègres dont l’organisation lui avait été « confiée » par son père, Abdoulaye Wade, ancien Président du Sénégal.
Epinglée au Sénégal…
Selon l’Inspection générale d’Etat (IGE), qui vient de communiquer son pré-rapport sur la gestion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) aux intéressés pour recueillir leurs réponses, a formellement mise en cause la fille de l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade, pour un détournement de deniers publics d’un montant de 400 millions FCFA (610.000 euros). L’ancien Chef de l’Etat aurait été informé de la mise en cause de sa fille dans le cadre de cet audit par Nafissatou Ngom Keïta, patronne de l’IGE. Cette dernière était venue rencontrer Wade à Versailles pour lui notifier les dispositions prises par Macky Sall et afférentes à son traitement d’ancien Chef d’Etat, apprend-on du quotidien sénégalais Libération.
…Et en France
La fille de l’ex-Président sénégalais est également soupçonnée de détenir un nombre important de biens immobiliers en Europe, notamment en France. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’on a appris que l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’intéresse de très près aux conditions d’acquisition d’un luxueux appartement dans le 16ème Arrondissement de Paris. Il s’agit du n°27, Avenue Pierre 1er de Serbie, siège de deux sociétés civiles immobilières (Sci) liées aux Wade, note-t-on dans Libération. Il s’agit des Sci Synka (« Syn » comme Syndiély et « Ka » comme Karim, enfants de Wade) et Yakaar dont le capital est détenu majoritairement par Sindiély.
Viviane Wade née Viviane Madeleine Vert et sa fille Aïda Sindiély Rose Wade auraient comparu devant Me Olivier Macron, notaire à Versailles, au 38 rue de l’Orangerie pour monter la Sci Yakaar. Elle est déclarée au greffe du Tribunal de Paris le 2 janvier 2005 sous le numéro 2328 par acte du 16 décembre 2004. Ce qui est troublant dans cette affaire est que les deux Sci n’ont jamais publié de bilan financier après des années d’existence. Une nébuleuse qui pourrait porter préjudice à la fille d’Abdoulaye Wade.
Dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis par le régime de Wade, le gouvernement de Macky Sall avait porté plainte contre Karim Wade et X au niveau du Parquet de Paris. C’était pour cerner les contours du poids financier des Wade en France. Ce qui a abouti à la découverte des deux Sci liées à la famille de l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.

Afrik.com

Sénégal : Non aux anabolisants dans la lutte !

Le lutteur sénégalais Zoss chef de file de l’écurie « Door Doraat » part en guerre contre l’utilisation des anabolisants par les lutteurs de son pays. Il invite le Comité national de gestion (CNG) de la lutte à multiplier les contrôles antidopage, pour préserver la lutte de l’usage des anabolisants et protéger la santé des lutteurs.
« Je ne sais pas si c’est un comprimé ou un produit dopant, mais j’en ai entendu parler. Le produit s’appelle 45 Jours et est censé permettre à un lutteur de grossir (…) C’est un combat qu’il faut mener et intensifier à travers la sensibilisation surtout », a expliqué Zoss, qui a récemment vaincu Tidiane Faye de l’écurie “Lansar“.
Selon le site Seneweb.com, des métamorphoses subites chez certains lutteurs et des morts suspectes ont éveillé des soupçons de dopage dans les arènes, où l’usage des anabolisants est une réalité, selon des médecins.

africatopsports.com

lundi 25 mars 2013

En visite au SENEGAL : Christiane Taubira magnifie les Maisons de justice

Les ministres sénégalais et français de la Justice, Aminata Touré et Christiane Taubira, ont visité dans la matinée du samedi, en compagnie de l’ambassadeur de France au Sénégal Nicolas Normand, la maison de Justice de Rufisque. Une occasion pour les deux Gardes des Sceaux de s’enquérir du travail qui se fait dans ces institutions sociales décentralisées.
Les deux ministres et leur délégation ont été accueillis par les autorités locales et la coordonnatrice de la Maison de justice, Mme Dieynaba Bâ, en présence des populations dont des femmes et des élèves. Très heureuse de fouler le sol de cette ville historique, le ministre français a indiqué que la justice a un rôle important à jouer pour tous les citoyens. «La justice doit être juste, proche des citoyens et les mettre en confiance, quel que soit leur rang social. Elle doit être efficace. Elle doit être rendue dans les délais raisonnables, même si cela demande beaucoup d’investigations pour trouver la vérité», a dit Christiane Taubira. Elle a relevé que les violences conjugales concernant surtout les femmes sont inexcusables. «Le droit interdit toutes formes de violence», a-t-elle réaffirmé. Sur les maisons de justice, Christiane Taubira a dit qu’elles restent une belle conquête démocratique pour le Sénégal et a tenu à rendre un vibrant hommage à son homologue sénégalais, Aminata Touré, «pour son travail remarquable, depuis qu’elle occupe le département de la justice de son pays». En réponse, cette dernière a dit mesurer tout l’intérêt qu’elle attache à la justice sénégalaise et à ses maisons décentralisées en particulier. «Les maisons de justice ont été mises en place dans le cadre du Programme sectoriel justice (Psj), afin de rapprocher le service public de la justice des citoyens, en améliorant son accessibilité surtout pour les couches les plus vulnérables de la population», a indiqué Aminata Touré.
L’accès au droit pour tous les citoyens
Selon la garde des Sceaux sénégalaise, les maisons de justice ont pour mission de rendre effectif l’accès au droit pour les citoyens, de traiter les petits conflits de voisinage par le biais de la médiation et de la conciliation. Elles font aussi de la prévention en ce qui concerne la délinquance juvénile, à travers la mise en place de micro projets à vocation sociale tournés vers la formation de jeunes ou la sensibilisation sur un certain nombre de thématiques visant à apaiser le climat social.
Les maisons de justice fonctionnent, si l’on en croit Aminata Touré, selon les principes suivants : la gratuité, le partenariat et l’adaptation des réponses apportées aux réalités sociales.
Auparavant, l’adjoint du maire de Rufisque, Meïssa Ndiaye, a saisi l’opportunité pour retracer l’histoire coloniale de cette ville et louer son fonctionnement «grâce à l’appui de la coopération française». Il a noté le partenariat entre Rufisque et les villes françaises de Nantes, Aulnay-sous-Bois, etc. Meïssa Ndiaye a aussi abordé les activités que joue la maison de justice, notamment la médiation en toute discrétion qui a toujours fonctionné au sein de la société traditionnelle sénégalaise. Des propos étayés par la coordonnatrice Dieynaba Bâ qui a soutenu que «la justice est une préoccupation sociale majeure pour les populations». Selon elle, «la maison de Rufisque a aidé à régler bien des conflits, par les nombreuses médiations qu’elle a eu à faire, et à lutter contre la délinquance juvénile à travers les sensibilisations en milieu scolaire et autres formes de violence».

Aminata Touré dresse un bilan positif
Le Sénégal compte onze maisons de justice à travers le territoire national. En 2012, il y a eu 9.227 dossiers de médiation dont 7.233 ont abouti à une réconciliation, soit un taux moyen de réussite de 78,38%. «Elles ont accueilli, informé et orienté, durant la même période, 18.015 personnes. Ce qui veut dire qu’au moins 36.469 usagers ont fréquenté les maisons de justice durant l’année dernière».
Par ailleurs, a ajouté le ministre, en ce qui concerne les créances, ces maisons ont permis de recouvrer près de 188.058.859 de francs Cfa. «Et dans ce lot, celle de Rufisque a joué un rôle très important, si l’on en croit les statistiques rendues publiques par la coordonnatrice, Dieynaba Bâ». Elle s’est dite heureuse de constater que si l’on compare l’activité des maisons de justice entre 2011 et 2012, il y a une nette évolution avec une augmentation en valeur relative, notamment sur les droits des personnes avec 49,75%, les dossiers de médiation (20,13%,), le nombre d’usagers (34,76%) et les créances recouvrées pour une valeur montante de 21.680.585 de francs.
«Si ce bilan a été positif, nous le devons à l’appui multiforme de la Coopération française et des collectivités locales. C’est pour cette raison que nous ambitionnons d’étendre ce dispositif qui a fini de démontrer son utilité aux zones rurales, pour atteindre les populations qui ont le plus de difficultés à accéder au service public de justice», a-t-elle indiqué.

Cheikh M. COLY
lesoleil.sn


dimanche 24 mars 2013

Pétrole: 90 millions de dollars annoncés au Sénégal

(Ouestaf 23/03/2013)
Ouestafnews - La compagnie britannique Cairn Energy vient d’annoncer un investissement de 90 millions de dollars pour la recherche pétrolière aux larges des côtes sénégalaises.
« L’exploitation de cette superficie constitue un pas stratégique pour Cairn Energy et en tant que exploitant nous avons là un potentiel de plus d’un milliards et demi de barils »,’ a indiqué Simon Thompson, le directeur exécutif de Cairn.
Les activités vont commencer avec l’exploitation d’un premier puits pour un montant total de 90 millions de dollars, totalement pris charge par Cairn Energy, précise le site de l’entreprise.
Cet investissement permettra à Cairn Energy de récupérer 65 % des parts sur les trois blocs offshore situés dans les zones frontalières avec la Guinée-Bissau et la Mauritanie.
Les entreprises australienne Far limited et sénégalaise Petrosen qui étaient en joint-venture sur ces zones d’exploration d’une superficie totale de 7490 km2 se retrouvent avec respectivement 25 et 10% des parts.
La côte ouest africaine est considérée par beaucoup d’experts comme un futur hub pétrolier, après la découverte de brut en grande quantité en 2007 au Ghana et celles annoncées au Liberia et en Côte d’Ivoire beaucoup d’investisseurs se ruent désormais sur cette partie du continent.
En Janvier 2013, la compagnie britannique Tullow oil, présente au Ghana, et en Mauritanie a aussi conclu un investissement de 27 millions de dollars pour la recherche en Guinée Conakry.
Grosse tache noire dans ces projets d’investissement, les contrats signés dans ce domaine restent souvent nébuleux et gérés en catimini par une poignée d’individus, ne profitant que dans de rares cas à la grande masse de citoyens des pays concernés.

Vendredi 22 Mars 2013
Ouestaf News

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Forte baisse du déficit commercial du Sénégal

Le déficit commercial du Sénégal s’est fortement comprimé de 105,8 milliards FCFA (environ 211,600 millions de dollars), a-t-on appris samedi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar
Ce déficit s'est établi à 106,1 milliards FCFA contre 211,9 milliards FCFA en décembre 2012 (1 FCFA équivaut à 0,0020 dollar). « Cette situation reflète une baisse plus importante des importations (moins 110 milliards FCFA) que celle des exportations (moins 4,2 milliards) entre décembre 2012 et janvier 2013 », note la DPEE.
Le taux de couverture des importations par les exportations s'est ainsi amélioré de 15,4 points de pourcentage en s'établissant à 47,5% en janvier 2013 contre 32,1% le mois précédent.
Les exportations de biens sont estimées à 96,2 milliards contre 100,4 milliards en décembre 2012, soit une baisse de 4,2%.
La DPEE impute cette situation au repli, en variation mensuel, des ventes à l'étranger d'or brut (moins 13,6 milliards), d'acide phosphorique (moins 5,9 milliards) et de produits pétroliers (moins 2,2 milliards). Cette contre-performance a, toutefois, été atténuée par le renforcement des exportations de produits alimentaires (plus 8,1 milliards).
Concernant les importations de biens, elles sont passées de 312,3 milliards en décembre 2012 à 202,3 milliards en janvier 2013, soit un repli de 35,2%. « Ce recul est le résultat de la baisse quasi-généralisée de la valeur des importations des principaux produits à l'exception des machines, appareils et moteurs (plus 5,4 milliards) », explique la DPEE.
Concernant les importations de produits pétroliers et de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles, elles ont enregistré les plus fortes baisses durant la période sous revue avec des taux respectifs de 80,1% et 57%.
De leur côté, les importations de produits alimentaires ont subi une baisse moins prononcée de moins 10,9%, imputable essentiellement aux « froments et méteil » (moins 5 milliards) et aux « huiles et graisses animales et végétales » (moins 3,5 milliards), en liaison avec les résultats de la compagne agricole 2012/2013.
Source: APAnews
lesoleil.sn

[Video] Sénégal-Angola: 1-1: à l’image de Demba Ba, des Lions pas rassurants, malgré tout, leaders

Le Sénégal et l’Angola ont fait match nul, samedi, à Conakry, en match comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2014.
Les Lions du Sénégal avaient ouvert le score à la 38e minute, par Moussa Sow, avant de voir leurs espoirs de doubler la mise s’envoler avec le penalty raté par Demba Bâ, à la 49e minute.
Dominés dans le jeu, les Angolais n’en baisseront pas pour autant les armes. Et ils verront leurs efforts récompensés à la 75e, grâce à Amaro Costa.
Malgré ce nul, les Lions restent leaders du groupe J, avec deux points de plus que leurs adversaires du jour.
L’équipe du Sénégal est passée à côté de la correctionnelle ce samedi à Conakry, lors de son match contre l’Angola qu’elle aurait pourtant dû gagner, laissant filer sa chance après avoir manqué un penalty qui aurait pu tuer la rencontre, pour ensuite s’exposer en se faisant rejoindre et risquer une défaite face à une équipe angolaise qui a mieux maîtrisée la 2-ème période.
Buts
Sénégal : Moussa Sow à la 40-ème minute, Angola : Amandio Costa à la 75-ème minute
Sénégal : Bouna Coundoul – Cheilh Mbengue, Lamine Sané, Bayal Sall, Zargo Touré – Idrissa Gana Guèye – Mohamed Diamé, Pape Kouly Diop (Mame B. Diouf, 88-ème) – Sadio Mané, Demba Ba (Papiss Demba Cissé, 77-ème) Moussa Sow (Issiar Dia, 67-ème)
Entraîneur : Alain Giresse
Angola : Landu Mavanga – Masunguna Afonso, Fabricio Mafuta, Manuel Gaspar, Mario Oliveira – Adriano Nicolau, Hermenegildo Bartolomeu (Dokivaldo Dias, 79-ème), Kegio Zalata (Ricardo Estevao, 46-ème), Bartolemeu Quissanga – Amandio Costa, Mateus Costa (Antonio Casule, 90-ème)
Entraîneur : Gustavo Ferrin
Arbitres : Néant Alioum (CAM) assisté d’Evarist Menkaoundé (CAM) et Algam Edibi (NIG)
Avertissements :
Sénégal : Sadio Mané 62-ème minute
Angola : Bartolomeu Quissanga (39-ème), Landu Mavanga (90-ème)
Les Lions n’y arrivent toujours pas. Malgré le grand soutien des autorités guinéennes, de leurs supporters venus en masse et des ressortissants sénégalais vivant en Guinée, l’équipe nationale est passée encore à côté de son sujet.
Même si elle a ouvert le score à la 40-ème minute grâce à Moussa Sow, le Sénégal n’a jamais su prendre l’ascendant sur la partie, malgré les nombreuses absences côté angolais et le manque de compétition des joueurs locaux, selon leur sélectionneur.
Et s’il est vrai que le penalty manqué par Demba Ba à la 49-ème, a rendu plus difficile le match pour les Lions tout en gonflant le moral des Angolais, ces derniers méritaient largement de partir avec un résultat positif, tellement ils ont joué crânement leurs chances.
Ainsi, après l’égalisation à la suite d’un coup franc d’école à la 75-ème minute, les Palancas Negras ont continué à jouer au grand étonnement du public, et ils auraient pu mériter d’un penalty sur un tirage d’un maillot de Bayal Sall vers les cinq dernières minutes de la partie.
L’arbitre sifflait une simulation au grand désarroi de la partie angolaise.
Et les entrées en jeu d’Issiar Dia, de Papiss Demba Cissé et de Mame Biram Diouf, ne permirent au public que de contempler la beauté de l’effectif sans plus puisque ces derniers ne sont pas arrivés à faire la décision.

Cliquer ici pour regarder le pénalty raté par Demba Ba:
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xalimasn.com
 

Mondial 2014 : le Sénégal accroché par l’Angola

Par RFI
L’équipe du Sénégal a dû partager les points avec celle d’Angola, ce 23 mars 2013 à Conakry, en éliminatoires pour la Coupe du monde 2014. Les Sénégalais, qui étaient contraints de jouer en Guinée, ont dominé, ratant même un penalty, avant d’être rejoints au score à 1-1 par les Angolais.
Les Sénégalais risquent de s’en mordre les doigts. L’équipe du Sénégal a concédé le nul 1-1 face à celle d’Angola après avoir eu les occasions de plier le match, ce 23 mars 2013 à Conakry.

 
©® FIFA

La rencontre, disputée en Guinée en raison de la suspension du stade de Dakar, a tourné à l’avantage des Lions de la Téranga à la 39e minute. L’attaquant Moussa Sow ouvre le score juste avant la pause.
En début de seconde période, le Sénégal obtient un penalty pour une faute de main angolaise. Demba Ba se charge de le tirer mais le portier des Palancas negras refuse la sentence.
Sans doute galvanisés par cet arrêt, les Angolais égalisent à la 75e minute via Amaro. Ils arrachent leur troisième nul en trois rencontres. Les Sénégalais, eux, conservent au moins provisoirement la première place du groupe J. En attendant le résultat de Liberia-Ouganda, ce 24 mars.

23 mars 2013 -
Sénégal - Angola 1-1
24 mars 2013 -
Liberia - Ouganda



2 juin 2012 -
Sénégal - Libéria 3-1
3 juin 2012 -
Angola - Ouganda 1-1
9 juin 2012 -
Ouganda - Sénégal 1-1
10 juin 2012 -
Libéria - Angola 0-0

EquipesJGNDBCDiff.Pts
1. Sénégal312053+25
2.Angola30302203
3. Ouganda20202202
4. Liberia201113-21
J : joués ; G : gagnés ; N : nuls ; D : défaites ; B : buts marqués ; C : encaissés ; Diff. : différence de buts ; Pts : points

rfi.fr

samedi 16 mars 2013

Sénégal - Trois étudiants tentent de s'immoler pour réclamer leur admission en master

Trois étudiants en licence de géographie ont tenté de s'immoler vendredi à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour réclamer leur admission en master, rapporte Radio Sénégal.
Les trois étudiants, qui souffrent de brûlures graves, ont été évacés d'urgence dans un hôpital dakarois.
Des étudiants du département de géographie, évalués à 25 personnes, ont entamé fin février une grève de la faim pour réclamer leur admission en année de master.
La semaine dernière, les autorités de l'université avait refusé leur demande et avait indiqué qu'elles ne comptaient pas revenir sur les délibérations à l'issue desquelles ces étudiants n'ont pas été autorisés à s'inscrire en année de master.

Xinhua
afreeknews.com

Le Sénégal pourrait-il connaître le sort du Mali ?


Depuis quelques mois, la carte des conseils aux voyageurs du Sahel du ministère des Affaires étrangères s'empourpre. Du jaune, elle a viré au orange, puis au rouge. Les consignes sont impératives : pas question d'aller au Mali ou au Nigeria, et évitez de mettre les pieds au Tchad. L'otage français passe pour une denrée prisée dans cette vaste région qui borde le sud du Sahara. Dans tout le Sahel ? Non. A mieux regarder la carte, un petit confetti jaune résiste sur les rives de l'océan Atlantique. Le Sénégal, avec ses plages de sable blanc, ses 18 000 Français expatriés et son légendaire sens de l'hospitalité, la "teranga" en wolof.
Les zones en rouge sont formellement déconseillées, celles en orange sont déconseillées sauf raison impérative et une vigilance normale doit être observée dans les zones en jaune.
(MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES / FRANCETV INFO)
Un risque terroriste éludé
Le tableau a cependant pris quelques petits coups de canif. Comme le 22 février. La flambant neuve ambassade des Etats-Unis à Dakar adresse alors un SMS inquiétant à ses ressortissants. Depuis le bunker hyper sécurisé de la pointe des Almadies, consigne est donnée d'éviter le centre de la capitale sénégalaise. La sécurité y est d'ailleurs renforcée.
Alors que le Sénégal est frontalier de pays confrontés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), la question d'une contagion jihadiste a pourtant été étrangement éludée dans le pays. Il faut attendre le 15 janvier, avec l'engagement de troupes sénégalaises au Mali, pour que le nouveau président, Macky Sall, invite les chefs religieux à "prévenir leurs disciples contre d'éventuelles influences étrangères". Le 9 mars, il concède qu'"il y a un risque de cellules dormantes, comme partout ailleurs. La carte du terrorisme mondial est une carte mondiale".
"Nous nous sommes reposés sur nos lauriers"
D'autres se font plus directs. "On sait que des ressortissants de tous les pays de l'Afrique de l'Ouest ont fourni des troupes au Mujao", l'un des groupes terroristes qui contrôlait le Nord-Mali, indique à francetv info Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho) à Dakar. Dans un entretien au journal sénégalais Sud Quotidien, il affirmait que des Sénégalais se trouvaient dans les rangs terroristes. Ces jihadistes peuvent être "des gens passés par l'immigration qui ont échoué au Mali, ou bien des talibés (étudiants en théologie). Souvent, ils sont très jeunes et vivent dans une extrême pauvreté. Avec le trafic de drogue, ils trouvent un moyen de faire facilement de l’argent. Finalement, c'est une question démographique et de chômage".
Qu'en est-il sur le territoire du Sénégal ? "Dans certaines mosquées, il existe des prêcheurs qui ont un discours pas vraiment différent du message des jihadistes", estime Alioune Tine. Bakary Sambe, chercheur à l'université Gaston Berger de Saint Louis, s'inquiète aussi : "Nous nous sommes longtemps reposés sur nos lauriers, avec un certain mythe du Sénégalais naturellement non-violent, et en comptant sur un islam confrérique soufi paisible. Nous n'avons pas pris en compte la dimension transnationale de la menace." Il ajoute : "Depuis 2005, je signalais [qu'il existait] un projet de créer une zone d'influence wahhabite [le wahhabisme étant un courant rigoriste de l'islam proche du salafisme], sous l'impulsion de l'Arabie saoudite et ses organisations, sur toute l'étendue du Sahel." De la Somalie et l'Erythrée, jusqu'au Sénégal.
"Bombe à retardement"
Il poursuit son raisonnement : "Aujourd'hui, nous constatons l'importation d'une idéologie wahabbite et salafiste. Si l'idéologie du nord du Mali qui a conduit à s'attaquer au patrimoine de Tombouctou est présente au Sénégal, la phase opérationnelle n'est qu'une question de circonstance. Or, les circonstances sont imprévisibles. Personne ne s'attendait à ce que des Sénégalais s'immolent devant le palais présidentiel. Une personne qui fait cela est capable de porter une ceinture d'explosifs. Les ingrédients en termes de désespoir et de perte de repères d'une jeunesse en proie au chômage sont bien là."
Le chercheur relève que de nombreuses ONG islamiques officient à Dakar, un "hub" à l'échelle de la sous-région. Elles "mènent un travail social, d'assistance, construisent des écoles où une certaine idéologie est dispensée. Et l'Etat n'a aucun regard, aucune emprise". Pour lui, l'enjeu est central. "A côté de l'école publique d'Etat, un enseignement islamique crée une élite frustrée qui n'arrive pas à s'insérer économiquement en sortant de ces écoles parallèles, car la maîtrise du français reste une condition essentielle pour prendre l'ascenseur social. C'est une bombe à retardement ! Dans quelques décennies, la cohésion sociale risque d'en être affectée."
Des confréries qui font obstacle
Dans un entretien au site Maliweb, l'intellectuel et ancien diplomate malien Bandiougou Gakou rappelle précisément que c'est ainsi que les choses ont commencé : "Au Mali, la véritable implantation du salafisme a débuté par le financement systématique des mosquées et des madrasas [écoles] acceptant de répandre la doctrine wahhabite."
Toutefois, un bon connaisseur de l'islamisme dans la région relativise. "Le Sénégal a un côté très religieux, mais le wahhabisme se heurte aux confréries" (mouride, tidiane, layène...). Selon lui, l'influence salafiste "pour le moment, s'observe à la marge". Des "gens ont cherché à infiltrer la confrérie des mourides mais ils ont été identifiés. Le Sénégal est un peu préservé par les confréries", admet Alioune Tine.
Conflit touareg au Mali, conflit casamançais au Sénégal
Mais d'autres éléments inquiètent cette figure de la société civile sénégalaise. Il remarque que comme le Mali avec les Touaregs, le Sénégal ne parvient pas à se débarrasser d'un vieux conflit en Casamance, une zone du sud-ouest du pays. "Au Sénégal, il y a aussi du trafic d'armes et du narco-trafic. Nous savons que dans le conflit casamançais, beaucoup d'armes ont été financées par le trafic de cannabis. Ce qui s'est passé au Mali peut arriver au Sénégal..."
Dans une publication, repérée par un blog de Rue89, le think tank Ipode dresse le même constat sur le conflit en Casamance. Les deux auteurs, Mouhamadou El Hady Ba et Pierre Amath Mbaye, ajoutent que, comme au Mali, certains officiers sont mal payés ; que, comme au Mali, les autorités religieuses et politiques sont remises en question ; que, comme au Mali, l'éducation fait défaut ; et enfin que "le Sénégal est bien plus inégalitaire que le Mali".
Pour les deux chercheurs, le risque n'est pas à la contagion d'un "péril islamiste" venu de l'étranger, mais à "une transformation de nos propres conflits de basse intensité (en Casamance) en conflit de forte intensité". Selon leur analyse, les islamistes venus de l'étranger ont pu mettre la main sur le Nord-Mali en exploitant une situation délétère depuis les années 1960 entre la rébellion touareg et un Etat malien en décrépitude. Et ce, alors même que le Mali faisait figure de modèle démocratique.
Photo PHILIPPE LISSAC / GODONG / PHOTONONSTOP / AFP
francetvinfo.fr